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Santé mentale, bien-être émotionnel et le lien social

Global Benefits Attitudes Survey 2020

Health and Benefits|Talent|Wellbeing
N/A

De Laurie Paillat | Avril 21, 2021

Découvrez les attentes des salariés sur leur expérience salariale (en termes de bien-être, retraite et Benefits) suite à la crise COVID-19.

L’enquête GBAS

À propos de l'enquête

Notre enquête mondiale 2020 sur les attitudes en matière de Benefits a exploré les perspectives des salariés sur leurs expériences professionnelles au milieu de la pandémie ainsi que sur leur bien-être général (émotionnel, social, physique et financier), leurs attentes en matière de retraite et leurs préférences en matière d'avantages sociaux. L'enquête a été menée au niveau mondial en octobre 2020. Les résultats de la recherche sont basés sur les réponses de 9 500 salariés Nord-Américains, 5 043 en Amérique Latine, 15 254 salariés en Europe et Afrique et 10 305 en Asie Pacifique. Nous avons interrogé des grandes organisations du secteur privé, et analysé des données démographiques détaillées pour comprendre les préférences en matière d'avantages sociaux des principaux groupes de salariés.

Notre indice de bien-être révèle que, aux Etats-Unis, près de 6 salariés sur 10 (57 %) se déclarent physiquement épanouis et qu'environ la moitié (49 %) se disent en sécurité financière. Cependant, seuls 4 sur 10 (41 %) se disent émotionnellement équilibrés et un tiers (34 %) se dit socialement connecté. Cela représente une légère augmentation (+3%) du bien-être physique et financier et une diminution inquiétante du bien-être émotionnel (-5%) et du bien-être social (-7%) par rapport à 2019.

En France, près de 4 salariés sur 10 (38%) déclarent souffrir de problème de santé mentale et/ou physique. Ces 38% de salariés sont ceux qui sont les moins engagés au travail (23% par rapport à 42% pour les autres salariés), ils comptent en moyenne 18,1 jours/an d’absence quand leurs collègues ont une moyenne de 14,1 jours/an, il en moyenne 5% de moins d’interactions sociales et 19% de difficultés financières en plus.

Quels sont les salariés les plus impactés au niveau du bien-être social et émotionnel ?

  • Les salariés qui ont connu un changement pendant la pandémie - par exemple, ceux qui n’avaient jamais télétravaillé ou ceux qui ont été mis au chômage total comme partiel - sont les plus susceptibles d’avoir des difficultés avec l’absence de liens sociaux et des problèmes de santé mentale.
  • Les hommes, les travailleurs les plus âgés et ceux qui gagnent 100 000 dollars et plus par an, bénéficient des niveaux les plus élevés de bien-être émotionnel. En revanche, les salariés des générations Y et Z, les personnes handicapées et les salariés LGBT+ sont ceux qui apparaissent avec le plus en difficulté dans ce domaine. Concernant le bien-être social, les hommes, les salariés de la génération Y et les plus hauts revenus sont ceux ayant les niveaux les plus élevés, tandis que les salariés de la génération Z, ceux qui gagnent moins de 50 000 dollars par an et les salariés LGBT+ ont les niveaux les plus bas.

Impact sur le lieu de travail

  • Au niveau mondial, la pandémie a entraîné une augmentation de 5 % des salariés souffrant de stress ou d'anxiété et ayant des relations sociales faibles à modérées. Les salariés ayant de faibles interactions sociales, par rapport à ceux en ayant de fortes :
    • sont 2 fois plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé physique
    • sont 6 fois moins engagés
    • ont 1,5 fois plus de jours de présentéisme
    • soutiennent 2 fois moins leurs employeurs dans leur stratégie de wellbeing
  • Les bien-être physique et financier ont un impact négatif direct sur la performance des salariés. En effet, par rapport aux salariés qui obtiennent un score élevé dans les quatre dimensions du bien-être, les salariés ayant des soucis de santé et financiers présentent :
    • des niveaux d'engagement plus faibles : au niveau mondial, leur engagement est de 38% quand il est de 55% pour les salariés sans soucis. En France, ces taux sont respectivement de 35% et 52%,
    • un présentéisme plus élevé : 19 contre 11 jours annuels globalement et 22,3 jours contre 13 jours en France,
    • plus de risques de souffrir de forme sévère de stress, d’anxiété ou de dépression (34% au niveau global et 26% en France) par rapports aux salariés n’ayant pas ces soucis (respectivement 9% et 8%).
  • Il est essentiel de considérer le bien-être dans une perspective intégrée. Cela implique de comprendre comment toutes les dimensions du bien-être sont interconnectées et, en particulier, comment les problèmes financiers et de santé physique peuvent avoir un impact sur le bien-être social et émotionnel. Cela impacte également la productivité et l’engagement des salariés.

Comment les employeurs peuvent-ils avoir un impact positif ?

  • Les employeurs peuvent concevoir des programmes en tenant compte de la manière dont les liens sociaux et la santé émotionnelle influencent les autres aspects du bien-être. On note par exemple aux Etats-Unis, qu’environ six personnes sur dix ayant des difficultés à vivre de leur salaire (57 %) et celles qui ont été licenciées (58 %) sont plus susceptibles de souffrir d'anxiété et de dépression. Par ailleurs, près de la moitié des salariés (49 %) étant déconnectés de leur équipe ou de leur organisation souffrent de problèmes émotionnels. Pour améliorer le bien-être mental et émotionnel des salariés, les employeurs devraient se concentrer sur une écoute et une communication active. Parmi les personnes qui déclarent que leur santé mentale et/ou émotionnelle s'est améliorée pendant la pandémie, 71 % affirment que leur organisation a écouté leurs besoins et attentes durant cette période et 75 % affirment que leur entreprise a communiqué efficacement pendant la pandémie.
  • L’équilibre entre la vie personnelle et professionnel a un impact important sur l’engagement des salariés. En effet, nous observons à un niveau mondial, une forte corrélation entre ces deux facteurs : lorsque qu’une flexibilité professionnelle est rare ou inexistante (38%) l’engagement de ces salariés est de 34%. En revanche, lorsque la flexibilité est fréquente (56%), le taux d’engagement des salariés est de 50%. Les organisations ont donc un impact réel à apporter.
    Les employeurs peuvent promouvoir et encourager leurs salariés à participer aux différents réseaux sociaux de l’entreprise afin de renforcer les connections sociales, soutenir l’engagement sportif des collaborateurs et développer une culture de l’environnement de travail saine à travers un équilibre entre la santé et le rythme de vie passant par un équilibre entre la vie personnelle et professionnelle. Les entreprises peuvent également offrir à leurs salariés la possibilité de prendre des journées « bien-être » de façon flexible : cela constituerait un avantage clé pour les salariés afin d’améliorer leur bien-être social et émotionnel. Certaines populations profiteraient particulièrement de cette opportunité. En effet, plus de la moitié des femmes, des salariés les plus âgés et des salariés gagnant moins de 100 000 dollars sont favorables à cette possibilité. Les journées de « bien-être » peuvent être intégrées dans une stratégie globale de congés et d’aménagement du temps de travail.
  • Un autre avantage social dans ce domaine est l'accès à des outils et services en ligne pour permettre aux salariés d’avoir des consultations de santé de façon plus efficace. Un outil apprécié des salariés est l’accès à des conseillers et à des professionnels de la santé mentale (31%). Cet accès peut être mis à disposition des salariés grâce à des accords avec des prestataires externes offrant aux salariés en ayant besoin un accès gratuit et anonyme à ces professionnels. En France, par exemple, 15% des salariés utilisent ces services et la moitié affirme que cela leur a été réellement utile et leur a permis de gagner du temps.

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