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L’avenir du travail : Des mythes aux nouvelles réalités du monde du travail

20 mars 2018
| Canada

Qu’en est-il au Canada?

L’étude rend compte du fait que peu d’employeurs canadiens sont prêts à faire face aux défis que pose la vague prévue d’automatisation du travail en matière de talents. Selon l’étude, l’automatisation du travail et la robotique devraient gagner du terrain dans les entreprises canadiennes d’ici trois ans. Toutefois, le sondage révèle également que très peu d’entreprises et de fonctions des ressources humaines (RH) sont prêtes à faire face aux changements organisationnels liés à l’automatisation de même qu’au fait de moins recourir aux employés à temps plein et de recourir davantage aux employés occasionnels. C’est particulièrement le cas au Canada où l’automatisation est encore tout juste perçue comme une manière de réduire les coûts (45 %) plutôt qu’une manière d’augmenter la productivité des personnes (36 %) ou d’accroître le rendement des organisations.

Même si des facteurs économiques comme les récentes augmentations du salaire minimum, les lois sur la parité de genre et le taux de chômage extrêmement faible compliquent la tâche des entreprises canadiennes au chapitre de la réduction des coûts, si celles-ci veulent rester concurrentielles à l’échelle mondiale, elles devront vite se transformer – bref, écarter l’idée selon laquelle l’automatisation constitue un moyen pur et simple de remplacer des travailleurs par des machines pour profiter de la vague montante d’automatisation du travail en vue d’accroître les capacités humaines et les compétences.

Le Sondage mondial de 2017-2018 de Willis Towers Watson sur l’avenir du travail nous renseigne sur les démarches des employeurs qui rejettent les mythes entourant l’automatisation du travail et apprennent à maîtriser les nombreuses nouvelles modalités du travail – emplois occasionnels, IA, robotique, etc. Notre rapport traite non seulement des percées qui s’imposent, mais aussi des moyens à prendre pour les planifier.

Points saillants du rapport :

  • Pourquoi on s’attend à ce que le taux d’automatisation du travail double d’ici trois ans
  • L’évolution des conséquences de l’automatisation, qui tend maintenant à soutenir les travailleurs au lieu de les remplacer
  • Pourquoi les RH ont un rôle essentiel à jouer, alors qu’elles n’y sont pas préparées : il importe de redéfinir les tâches et les parcours de recyclage professionnel
  • Comment les employeurs peuvent apprendre à gérer une main-d’œuvre de plus en plus diversifiées, avec moins d’employés à temps plein et plus de travailleurs occasionnels

Automatisation du travail – notions de base

L’automatisation du travail fait appel à diverses technologies – IA, robotique, apprentissage machine, etc. – pour normaliser les processus et l’exécution des tâches. De nombreux employeurs y ont d’abord vu le moyen de remplacer des travailleurs par des machines mais, aujourd’hui, plus de la moitié estiment que l’automatisation a pour principal objectif de rehausser le rendement et la productivité des personnes.

Il importe de bien comprendre les trois grands vecteurs de l’automatisation et les tâches auxquelles ils conviennent le mieux :

Vecteurs de l’automatisation du travail

Vecteurs de l’automatisation du travail
Source: Willis Towers Watson
  • Automatisation des tâches répétitives (ATR). La plus avancée de ces trois technologies, l’ATR, automatise les tâches administratives à volume élevé, répétitives et peu complexes. En voici des exemples : suivi des livraisons, mise à jour des coordonnées des employés, transfert de données d’un logiciel à un autre (d’un chiffrier à un système de gestion des relations avec la clientèle, par exemple).
  • Automatisation des processus cognitifs. Cette catégorie englobe l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage machine. Elle vise souvent à augmenter ou à remplacer les capacités humaines dans le cas de tâches complexes et non répétitives. Par exemple, dans les services bancaires d’investissement, on a recours à l’IA pour faciliter la gestion des portefeuilles et rendre plus efficace l’exécution des activités et des opérations sur les marchés. Les portefeuillistes en chair et en os peuvent ainsi se concentrer sur des questions stratégiques plus complexes.
  • Socio-robotique. La robotique sociale combine du matériel, de l’IA, des senseurs et des dispositifs mobiles pour créer des machines qui interagissent avec les humains. C’est le cas, par exemple, des voitures et des drones autonomes.

L’automatisation du travail peut aider les employeurs à atteindre une plus grande efficacité et à optimiser l’utilisation de leur personnel en permettant aux travailleurs de se consacrer à des activités de plus grande valeur.

Nous vous invitons à télécharger le rapport pour en apprendre davantage.