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2018 Company Car Benefits Survey EMEA

Mai 1, 2018
| Belgique, République Tchèque, Croatie +10 more
  • Egypte
  • Irlande
  • Jordanie
  • Koweït
  • Liban
  • Afrique du Sud
  • Suède
  • Suisse
  • Emirats Arabes Unis
  • Royaume-Uni

L'enquête sur les avantages des voitures de société réalisée en 2018 a été menée dans 78 pays de la zone EMEA. Les résultats de cette enquête sont disponibles en ligne par pays ou par région pour les secteurs suivants:

  • General Industry
  • Financial services
  • High Tech
  • Pharmaceutical and Health Sciences

Les rapports contiennent des informations sur les pratiques en matière de rémunération et de ressources humaines, allant des fonctions de support jusqu'aux fonctions exécutives.

Tendances générales

Les préoccupations environnementales que suscite l’automobile sont désormais bien ancrées. Les fabricants de voitures, les gouvernements et les organisations font souvent la une des médias à l’égard de leurs nombreuses initiatives visant à réduire l’empreinte carbone. Les organisations qui ont un parc de voitures de société à gérer recherchent des solutions de plus en plus écologiques, dès la conception de leurs politiques en matière d’automobile ou de mobilité. 

Dans nombreux pays les organisations peuvent appréhender cette problématique de diverses manières. Certaines optent pour la solution la plus radicale, qui consiste à ne proposer aucune voiture de société. Cette approche peut s’apparenter à un défi de taille, en particulier pour les organisations dont l’activité dépend de leur flotte automobile. Une option moins draconienne consiste à restreindre l’éligibilité des collaborateurs à l’offre d’une voiture de société, en bref à réduire le nombre de collaborateurs susceptibles de bénéficier de cet avantage extralégal.

Les autres entreprises optent alors pour l’octroi d’une allocation automobile (en espèces)  et/ou pour une indemnité kilométrique, en lieu et place de la mise à disposition de véhicules pour les collaborateurs. Cette dernière alternative peut certes réduire l’empreinte carbone de l’organisation, mais se limite à simplement transférer la portion économisée au collaborateur si celui-ci décide de se procurer une voiture similaire et de parcourir les mêmes distances qu’auparavant. L’empreinte carbone globale peut même s’en trouver aggravée si les collaborateurs réinvestissent le cash perçu dans l’achat de véhicules plus imposants ou plus anciens que ceux que l’organisation mettrait à leur disposition.

Nombreuses sont aujourd’hui les organisations qui autorisent leurs collaborateurs à sélectionner des voitures plus « vertes », telles que les véhicules roulant au LPG (Liquid Petroleum Gas) ou les voitures hybrides et électriques.

Les organisations qui autorisent les collaborateurs à choisir des voitures au LPG, au biocarburant, hybrides ou électriques

Graph showing percentage of companies allowing employees to select greener cars by country

Une tendance croissante parmi les organisations en Europe consiste à imposer un plafond d’émissions de CO2 aux véhicules proposés aux choix des collaborateurs.

Les organisations qui imposent un plafond d'émissions de CO2 aux véhicules de société CO2

Graph showing organizations applying c02 emission ceiling on company cars

Les plafonds imposés par les organisations varient selon les régions. Le plafond moyen d’émissions de CO2 imposé aux cadres moyens et aux collaborateurs commerciaux est, par exemple, de 119 g/km au Portugal contre 149 g/km en Allemagne. De telles politiques sont susceptibles d’être impactées par le nouveau test WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure) qui a remplacé, en septembre 2017, l’ancienne procédure NEDC (New European Driving Cycle). Les chiffres relatifs à la consommation de carburant et aux émissions de CO2 sont obtenus à l’issue des tests réalisés dans des conditions standardisées et ce nouveau mode d’évaluation induit que le taux d’émission de CO2 peut changer pour une marque et un modèle donnés. Il s’agit d’un point à surveiller, surtout dans les pays où le système fiscal prend en compte le taux d’émission de CO2 du véhicule.

Enfin, il est à noter que les changements introduits par les organisations sont très souvent influencés par d’autres facteurs que les seules préoccupations environnementales. Pour ce qui concerne les attentes des collaborateurs, une politique automobile plus verte aura, par exemple, peu ou pas d’impact négatif sur l’image de l’entreprise et de la marque. Au contraire, la mise en place d’une politique plus écologique peut créer une image plus positive, au sein de l’entreprise comme à l’extérieur, lorsque les collaborateurs en déplacement garent leur voiture de société devant les bureaux de clients et de distributeurs.

L’efficacité fiscale est un autre facteur à prendre en compte, surtout en Belgique. La manière dont les gouvernements modifient le système fiscal ou favorisent la création d’infrastructures en vue de soutenir des modèles de véhicules plus récents (notamment électriques) influence la manière dont les entreprises conçoivent leurs politiques automobiles. C’est aussi la raison pour laquelle des changements de politique vers des approches plus écologiques pourraient survenir plus tôt que tard selon le pays considéré.

Rappelons qu’en mars dernier la réglementation « cash for car » a finalement vu le jour en Belgique. Reste à voir si la liberté de choix donnée aux travailleurs bénéficiaires de troquer leur véhicule par une allocation, aura du succès.  Finalement est-ce que cette mesure aura un impact réel sur l’environnement ? Rendez-vous sur l’édition 2019 de notre enquête.

Le rôle des RH dans ce cadre est de suivre attentivement ces changements et la législation, en intervenant le cas échéant. De cette manière, les mesures conservent leur efficacité en termes de coûts, sachant qu’elles représentent, après les salaires, un avantage extralégal très coûteux.